Réflexions sur l'amour

Ta reine

Nous le savions tous que tu l'aimais,
Tu parlais d'elle comme d'une reine ;
C'était pour elle que tu chantais,
Tu lui écrivais des poèmes.

Tu ne voulus jamais l'admettre ;
Toi qui n'étais guère conformiste,
Tu aurais bien pu te permettre
De ne pas tant brouiller les pistes.

Tu souhaitais que votre idylle
Restât secrète, dans la pénombre,
Plutôt qu'avouée à tous les vents ;

Mais ton coeur qui mourait d'amour
Pour elle, battait fort chaque jour,
Résistant aux dommages du temps.

Anne Brunelle