Réflexions sur la solitude, le spleen

Mes mains

Sur la page écornée du magazine,
Une rousse bien voluptueuse
Me sourit de toutes les courbes
De son corps divinement offert
À mes fantasmes les plus ardents ;
Pourquoi donc n'aperçois-je plus
Que mes mains de vieux solitaire
Qui tremblent d'un douloureux désir
En caressant le papier glacé ?

Anne Brunelle