Réflexions sur la solitude, le spleen

Plus envie

Sombre, la nuit s'étend sur son âme,
Jamais plus il n'aura envie
De rejouer les mélodrames
Qui désorientèrent sa vie.

Le bonheur fou s'est-il perdu
Dans ce lointain si vaporeux
Où de juteux fruits défendus
Pouvaient exaucer ses voeux ?

Les ans hélas trop vite passent,
Et ces longs jours semblent inutiles
Qui, sous rides profondes, effacent
Tant de souvenirs vains et futiles.

Sa mémoire est devenue infidèle,
Mais le laissera-t-elle oublier
Que les filles étaient très belles
Sous leur bien austère tablier ?

Des ombres chères errent encore
À travers la maison trop vide ;
Il a soudain peur de la mort,
Cet homme blessé, morne et livide.

Anne Brunelle

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