Réflexions sur la solitude, le spleen

La vie, la nuit

Quand la nuit vient de tomber,
De là-haut cent mille étoiles
Vont titiller la pleine lune,
Qui leur a fait un pied de nez.

Rôdent encore des ombres étranges,
Filant comme des spoutniks ;
Deux chiens jappent en choeur
Dans la cour d'une fermette.

Une jeune femme prie et pleure
Devant le petit lit blanc
Où agonise son enfant blond,
Déjà prêt pour le grand voyage.

Cette nuit est trop profonde,
Ses bras tellement démesurés ;
Plus loin, des amants s'enlacent,
Réinventant les gestes de l'amour.

La mort ressemble à la vie,
Les larmes s'accordent au rire,
Nous sommes vraiment seuls au monde,
Et c'est la nuit qui nous encercle.

Anne Brunelle

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