Réflexions sur la solitude, le spleen

L'abîme

L'oeil dur, ouvert
Sur la nuit pourpre
Où s'étale encore
Le sang des justes,
Il va toucher bientôt
Le fond de l'abîme,
Entravé qu'il est
Par son isolement,
Ressassant son passé,
Ses amours profanées,
Ses copains disparus.
Et le chaos des idées
Embrume ses méninges
Envahies par le stress
Où sont amalgamés
Le blanc et le noir,
La haine et l'amitié,
Le vice et la vertu.

Anne Brunelle

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