Réflexions sur la solitude, le spleen

La porte s'est refermée

Dans ma nuit je l'attends
Sans suspendre le rêve,
Et mes mains sont tendues.

Comme elles semblent fébriles,
Ces mains qui tant trémulent
Dans cette chambre vide.

Pas des mains de bourreau,
Pas des mains de pianiste,
De grosses pattes malhabiles !

La porte s'est refermée
Sur des cloisons étanches
Où s'éteint l'espérance.

Je n'entends que le murmure
Du vent sur les collines
Où l'ange s'est envolé.

Elle ne reviendra plus,
J'en ai la certitude,
Je me sens prisonnier.

Anne Brunelle

Sauvegarder
Choix utilisateur pour les Cookies
Nous utilisons des cookies afin de vous proposer les meilleurs services possibles. Si vous déclinez l'utilisation de ces cookies, le site web pourrait ne pas fonctionner correctement.
Tout accepter
Tout décliner
Analytics
Outils utilisés pour analyser les données de navigation et mesurer l'efficacité du site internet afin de comprendre son fonctionnement.
Google Analytics
Accepter
Décliner