Des larmes amères

M'apparaît l'univers comme un songe bizarre,
Ne sachant où je vais, je m'égare au hasard ;
Face à l'incertitude, mon fragile coeur se brise,
Quand la femme que j'aime se déclare incomprise.

Dans mes yeux s'est éteinte l'étoile de l'espoir,
Je suis seul dans ma nuit où nul ne peut me voir ;
Les hommes de ce temps font fi de la tendresse,
Ah ! quelle horreur de vivre sans baisers, sans caresses !

Je crois bien n'avoir plus que des larmes amères,
Moi qui ne saurai guérir de toutes ces chimères,
Éclaircissant mes jours quand ils étaient trop gris ;
J'ai vécu d'utopie, j'en paye aussi le prix.

Anne Brunelle