Vers la rivière

En bas, vers la rivière,
Zigzague l'étroit sentier
Entre un champ de colza
Et le bois de mélèzes,
Mais la trace de leurs pas
Bien sûr s'est effacée ;
En silence il se glisse,
Enjambant les hautes herbes,
Jusqu'au pied du fayard
Où elle s'était assise,
Confiante et désirable,
Le laissant farfouiller
Dans l'or de ses cheveux
Sentant le foin séché
Et, fou d'amour pour elle,
Lui voler un baiser.

Anne Brunelle