Une femme...

Ses yeux couleur de mer
Dans cet étrange décor,
Son port de fille fière,
Et ses longs cheveux d'or...

J'ai connu sa douceur,
La tiédeur de sa bouche,
De son corps la chaleur,
Puis son plaisir farouche.

Elle était tellement femme,
Bien que trop possessive,
J'en eus des bleus à l'âme
Qui la laissèrent passive.

Tout au bout d'un chemin
Bordé de trop d'épines,
Elle laissa choir ma main,
La suite, tu la devines !

Ses rêves étaient ailleurs,
Où je n'avais plus ma place ;
Faites silence, les railleurs,
Parfois nos coeurs se lassent.

Anne Brunelle