Amours printanières

La lucarne de la chambre
S'ouvrait sur l'infini
En cette nuit de printemps
Où je rêvais de toi.

Ô vertige de l'amour !
L'aube était lisse et tendre,
J'avais tué mes regrets,
Je t'aimais, c'était tout...

À tout instant l'on doute,
Mais tu étais mon soleil,
Mon âme chantait, ravie,
Et riaient les fauvettes.

Au doux temps du muguet,
Ta chair me chahutait,
J'en avais des frissons,
Je t'aimais, c'était frais...

Je n'oublierai jamais
Tes yeux ni ton parfum,
Tu chassais mes démons,
Je redevenais sage.

Ô bois, plaines et vallons !
Arbres toutes voiles dehors !
Ô mes désirs, mes songes !
Je t'aimais, c'était beau...

Anne Brunelle

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