La nuit, mon coeur

Auprès de la source,
Je l'aperçois soudain,
Cette fille rousse
En robe de satin.

La nuit qui s'étend
Me la dissimule ;
Troublé, je l'attends,
Suis-je ridicule ?

Ah ! mon coeur s'affole !
Je ne sais plus très bien
Si c'est ma Carole
Ou si ce n'est rien.

Ai-je donc rêvé ?
Je maudis la nuit.
Où s'est-elle sauvée ?
Tiens ! voici la pluie !

J'attends patiemment
Que le jour se lève ;
Il vient doucement,
L'aube sera brève.

Anne Brunelle