De toute éternité

Je croiserai ton regard sur le quai de la gare
Ou même sur la grand'place au milieu de la foule ;
Je te reconnaîtrai à l'heure du grand départ,
Si ce n'était le cas, j'aurai perdu la boule.

Je te dirai : « Suis-moi, chez moi il y a du feu ! »,
Et je prendrai ta main pour t'emmener plus vite ;
Et toi, tu me croiras, car l'amour est un jeu
Que l'on joue avec le coeur, et sûrement pas un mythe.

Nous passerons des heures à parler de nous-mêmes,
De nos peines, de nos joies et surtout du désir
Que nous ressentirons, échangeant nos poèmes,
De nous aimer sans fin, au delà du délire.

Je te retrouverai un jour ou une nuit,
C'est écrit, je le jure, de toute éternité ;
Je baiserai ta bouche à minuit sous la pluie,
Et nous vivrons d'amour, sans jamais nous quitter.

Anne Brunelle