Viens, douce !

La nuit est très noire,
Les feux se sont éteints,
Mais, moi, je pense à toi.

La pluie tombe en cascade,
Et les égoûts débordent,
Viens vite auprès de moi !

À la radio, on nous dit
Qu'ils font toujours la guerre ;
Là-bas, des hommes meurent.

J'ai si froid dans le dos,
Mon lit est bien trop grand,
Est-ce que tu rêves de moi ?

Le monde est vraiment fou
De ne plus croire à l'amour,
Moi, j'ai confiance en toi.

Je t'attends en chantant,
Tes cheveux sont si doux,
Viens, douce, sur mes genoux !

Anne Brunelle