Les amoureux

Tout seuls au monde, les amoureux se serrent très fort,
Et n'ont guère besoin de parler pour se comprendre...
Ils s'aiment ! Elle a collé ses seins contre son corps,
Lui murmurant d'une voix rauque « Veux-tu me prendre ? »

Il la câline, puis glisse une main sous son pull ;
Quel bonheur incroyable de palper ses seins lourds !
La nuit est bleue ; ivres de ce désir qui les saoûle,
Ils se hâtent vers la grange pour y faire l'amour.

Sur son torse, elle déverse des chapelets de baisers
Jusqu'à ce qu'il gémisse, puis c'est lui qui caresse,
Avant le suave échange, la chair de son aimée,

S'ouvrant comme fleur de mer tandis qu'il la butine.
Et soudain elle supplie, le plaisir monte, l'oppresse,
Elle enserre son torse de ses mains douces et fines.

Anne Brunelle