La belle Thérèse

Il se souvenait qu'elle lui disait
- C'était en mai, l'année dernière -
« J'aimerais bien que tu le cajoles,
Mon coquillage, petit coquin,
Et puis aussi que tu mordilles
Les pointes tendres de mes seins,
Je te rendrais la politesse,
Sûrement que cela te plairait. »
Ainsi disait la belle Thérèse
Sachant bien qu'il la désirait,
Tout en soulevant sa jupette
Et en écartant ses gambettes
Pour qu'il vît bien sa foufounette.
Remarquant sa toison hirsute,
Il s'écria : « Ah ! la petite pute !
C'est incroyable, quelle broussaille !
Il va falloir que je la lui la taille ! »

Anne Brunelle

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