Fille de la terre

Assise à l'ombre, sur la colline,
Elle est là, sous ses yeux,
Fille de la terre, brune et fine,
Aux bonnes joues rosies par l'air
De sa campagne ensoleillée.
Elle se lève, lui ouvre les bras,
Lui, il s'avance, torse nu,
Il est en sueur et il sourit,
Puis il boit à ses lèvres sensuelles
L'alcool si fort de la passion.
Il l'aime tant et la désire aussi,
Cette fille qui a très faim d'amour,
Qui veut tout de lui, jusqu'à son âme,
Et l'enivrer de plaisir et de folie,
Et crier dans le vent, de volupté,
Quand il la prendra, rudement.

Anne Brunelle