À ma tigresse

Roux est le bel automne, la plainte de la nuit,
Exhalant un soupir pour soulager mon âme,
Met le feu au silence ; je traverse les flammes,
M'en allant jusqu'à toi, dont le coeur fait du bruit.

Je te jure que le mien a toujours été pur,
Et mes doigts sur ta peau inventent mille caresses ;
Quand enfin tu gémis, mon amour, je t'assure
Que dans tes yeux si grands je peux lire de l'ivresse.

Je respire par ta bouche où tant de rimes fleurent,
Et je me sens vaincu ; sans tes baisers je meurs !
Une étoile s'est posée sur ton cou qui frissonne...

Je m'enivre de ton corps qui sent bon la lavande,
Toi, tu te fais tigresse lorsque je te demande
De m'aimer follement, et fougueuse tu te donnes.

Anne Brunelle