Ô ma petite soeur !

Je t'adresse cette lettre
Et une fleur séchée
Qui avait poussé, je crois,
Tout au fond de mon coeur.
Je te le redis encore,
Je ne t'oublierai jamais,
Ô chère petite soeur !...
Tu ne m'es pas soeur de sang,
Mais ma soeur en douceur,
En tendresse, en folie,
Je t'aime tellement chérie...
Notre pauvre amourette
Souffrit de bien des maux,
Mais elle survit pourtant,
Malgré les jours d'orage,
Malgré les jours de rage.
Je pense souvent à toi,
C'est pour moi une fête
D'évoquer nos souvenirs
Et nos amours baroques.
Et si on se voit demain,
Je tomberai à genoux
Devant la courbe de tes hanches,
Ô ma chère petite soeur !

Anne Brunelle