Ce jour-là

Ce jour-là, ma chérie,
Le soleil rouge et or
Brûlait ta peau nue ;
Tous deux étions cachés,
Couchés dans l'herbe
Drue et fraîche du pré,
Et ta bouche mutine
Sentait bon la vanille.
Ce jour-là, ma belle,
Mon coeur fou de joie
Battait très, très fort ;
Ivres, nous nous aimions
Comme des enfants heureux.
Ce jour-là, mon aimée,
Tout aurait pu exploser
Autour de nous, sans que
Nous en fussions troublés,
Parce que tu me donnais
Pour la première fois
Ton corps neuf, innocent,
Et moi, je t'adorais.
Tu avais dix-huit ans,
Et aujourd'hui, crois-moi,
Je t'aime toujours autant.

Anne Brunelle

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