La dormeuse

Il fait trop chaud, c'est la mi-août,
Elle dort, étendue sur la mousse,
Le vent qui souffle du sud est doux,
Elle est superbe, la jeune rousse.

Et moi, admiratif, à son côté,
Je regarde, sans mauvais dessein,
Sa robe défaite et la beauté
Inégalable de ses petits seins.

Mais, perdue dans ses songes roses,
Rêve-t-elle de baisers frivoles,
De caresses ou bien d'autre chose,
Comme d'un ange prenant son envol ?

Tout ressemble au bonheur tranquille,
Tout est silence, la lune est pure ;
Au loin brillent les feux de la ville,
De la voir si sereine me rassure.

Anne Brunelle

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