À l'heure du choix

Toi qui recules dès qu'il te touche,
Tu ne connais rien de son désir,
Laisse-le au moins baiser ta bouche,
Puisqu'il ne veut que ton plaisir.

Ne dis pas non, jeune amoureuse,
L'amour te fait-il tellement peur ?
Il saurait bien te rendre heureuse,
Cela te donnerait tant de bonheur.

Mais tu demeures là, tout hésitante,
Protégeant ta virginité,
Ta pudeur est attendrissante,
Tu crois trop en la chasteté.

Il faudra bien croquer la pomme
Et donc renoncer à ta vertu ;
Ce n'est pas si terrible, un homme,
Il te désire trop, que veux-tu !

Anne Brunelle