Tu existais, Amour...

Tu existais, Amour, mais tu étais si loin,
Sur mes doigts je comptais de banales aventures ;
Les années qui filaient n'avaient guère d'importance,
Mais j'étais seul sans toi qui ne le savais pas.

Si je t'ai rencontrée, ce fut grâce au hasard,
Un message expédié comme on lance à la mer
Un appel de détresse que nul ne peut entendre ;
Puis survint le miracle que l'on n'espérait plus.

Un regard suffit pour que l'on se comprenne,
Et le coeur bat plus vite sans qu'on sache pourquoi ;
Bientôt, tout s'accélère, on a peur de se perdre,
Et si on se perd parfois, l'Amour reste le plus fort.

Mon corps à ton corps va comme l'eau à la source,
Les passions déchaînées se moquent des tempêtes ;
Je suis celui qui t'aime au-delà du possible,
Et qui n'a rien oublié de sa fougue juvénile.

Anne Brunelle