La belle que voilà

De la belle que voilà,
La rouge bouche je baise,
Car c'est bouche de fraise
Pour soirées de gala.

Baiser tout de ferveur
Sur ses lèvres mi-closes,
Ah ! je voudrais mais n'ose
Lui prouver mon ardeur.

Cette jeune fille, je l'adore ;
Ses petits seins dressés,
Je suis tellement pressé
De les lui palper encore.

Ô très troublante conquête,
Qui me rends vraiment fou,
Je veux t'embrasser partout
En ce jour de ta fête.

De cette histoire bien douce,
Je ne vous dirai pas tout ;
Elle a trop peur du loup,
Ma belle diablesse rousse.

Anne Brunelle