Suzanne WALTHER-SIKSOU - En hommage à Bernard Lanza

Je pense à un ami qui ne peut pas m’entendre. 
Il ne commentera plus jamais mes propos. 
Je sais qu’il eût aimé et trouvé à propos 
Que je parle de lui, m’acharnant à prétendre.

Il vivait à Lyon, je ne l’ai jamais vu,
Mais nous entretenions de bienfaisants échanges. 
La vie nous fait parfois des surprises étranges, 
Nous offre des amis touchants et imprévus.

Or tout est éphémère, les bienfaits et les torts. 
La vie reprend ses dons, soudain brusque et cruelle. 
La mémoire apparaît comme force réelle 
Triomphant par instants des effets de la mort.

Je pense que je parle à mon ami défunt. 
J’avais écrit sur lui, un récit en hommage. 
Il nous fut enlevé récemment sans présage, 
Respire en ses poèmes imprégnés de parfums

2 avril 2009

Anne Brunelle