La jeune paroissienne

Sonia, quand elle va à la confesse,
Elle raconte tout au jeune curé ;
Il sait que souvent elle se caresse
Et la trouve plutôt délurée.
Quand elle lui a dit que Jean-Baptiste
Lui faisait voir son gros machin,
Il est soudain devenu triste,
Lui qui aime tellement son prochain.
Elle lui a avoué que tous les soirs,
Quand elle est toute seule dans son lit,
Bien loin d'avoir des idées noires,
Elle imagine mille folies.
Il a souhaité qu'elle l'instruise
Sur ses fantasmes, sur ses désirs ;
Pensez-vous que cela lui nuise
Que sa paroissienne délire ?
Il lui pardonne tous ses péchés,
Juste un Pater et deux Avé,
Car elle devra se dépêcher
De se coiffer, se parfumer,
Pour être à temps à leur rancart,
Derrière la cure, sous le hangar.
Elle a tant de feu dans le regard
Qu'il a, bien sûr, piqué un fard.

Anne Brunelle

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