Tubéreuses

Pour satisfaire son amoureuse,
Sa sirène au coeur de velours,
Il lui cueillit des tubéreuses
Qu'il lui offrit en ce beau jour.

Elle adora ces blanches fleurs,
De leur parfum elle se grisa ;
Elle accédait au vrai bonheur
Quand son petit coeur se brisa.

L'amant était bien trop volage,
Donc il changea de sentiments,
La belle en perdit tout courage
Et en connut vif ressentiment.

Les tubéreuses aussi se fanent,
Et lorsqu'elles sont décomposées,
Leur odeur devient - Dieu me damne ! -
Quasi humaine... Vous supposez ?...

Anne Brunelle