La fin du monde

Tout à coup, tout avait changé,
Bizarrement, je me retrouvais seul,
Le ciel s'était soudain obscurci,
Les pigeons aussi avaient disparu,
Je n'entendais plus aucun bruit,
Pas le plus petit souffle de vent,
Les lumières venaient de s'éteindre,
La route était déserte d'automobiles,
Et les passants s'étaient évaporés...
Je tentais d'avancer sur le trottoir,
Mais mes pieds étaient paralysés,
Je me sentais incapable de me mouvoir ;
Effrayé, je voulais appeler à l'aide,
Mais aucun son ne sortait de ma bouche ;
Je supposais que c'était la fin du monde,
Et que j'allais sans doute mourir ici,
À cent mètres à peine de mon appartement ;
Dans mon crâne, les idées se bousculaient,
Jusqu'à ce que j'entende une sonnerie...
Ce n'était que mon réveil qui m'annonçait
Qu'une journée nouvelle venait de commencer.

Anne Brunelle