Vertueuse

Tu avais si peur de fauter,
Si peur de perdre ta vertu,
Et j'avais beau te supplier,
Jamais tu ne cédais, têtue.

Quand tu constatais mon désir,
Tu me disais que c'était mal,
Que je ne pensais qu'au plaisir,
Que je n'étais qu'un animal.

Ah ! Ai-je souhaité te soumettre,
Faire de toi une vraie femme !
T'en ai-je écrit de chaudes lettres
Inspirées de faux mélodrames !

Tu fus blessée en découvrant
Mes impures pensées vers toi ;
Moi qui t'avais troublée, ouvrant
Mon coeur, j'avais heurté ta foi !

Tu optas pour la chasteté,
Et solitaire, tu soupiras ;
Regrettes-tu ce bel été
Où tu étais blottie dans mes bras ?

Anne Brunelle

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