Ô nuit !

Ô nuit évanescente !
La vois-tu s'éloigner,
Pauvre amante esseulée
Dans l'air moite de l'été
Où volètent au vent
Les phalènes dorés ?

Ô nuit peu rancunière !
Te souvient-il des heures
De l'insolent désir
Où la tendre victime
Prononçait le prénom
De l'aimé qui ne fut
Qu'un passant très fugace,
Impulsif mais distrait,
Sur l'incertaine route
D'une fille trop crédule ?

Ô nuit si cafardeuse !
Tu tournes au mélodrame
Comme une barque vide,
Voguant à la dérive.

Anne Brunelle

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