Éveil

Le bol de thé est vide
Sur la table de nuit ;
La main très fine saisit
Le réveil pour que cesse
L'énervante sonnerie.
Les yeux encore mi-clos,
La fille aux cheveux roux
Se redresse en bâillant,
Paresseusement s'étire,
Puis s'extirpe du lit
D'un coup de rein décidé.
De la nuisette s'échappe
Un petit sein rebelle ;
Elle se dénude très vite,
Puis elle court s'enfermer
Dans la salle de bains ;
L'eau chaude la stimule,
Et fait naître le désir
Dans son corps adorable
Qui a si faim de caresses.

Anne Brunelle