Les vitrines de l'hiver

Dans les vitrines du grand hiver,
Sont disposés de longs manteaux,
Qu'ils soient beiges, marrons ou verts,
Ils ne sont pas là pour les marauds.

Sous les cernes mauves de mes paupières,
Je rêve de très riches dames
À la taille fine, au regard fier,
Prenant pitié de ma pauvre âme.

Une étoile scintille dans le ciel,
Elle m'a fait signe d'un oeil rieur,
Et j'entends comme un son de vielle,
Déjà narguant le vieux rimailleur.

Dans les vitrines du grand hiver,
Je veux me défouler en jouant
Le premier rôle d'un fait-divers,
À la bonne Madone me vouant.

Anne Brunelle