Le macho

Quand une femme le délaisse, trop déçue et lassée,
Quand son coeur d'artichaut n'a plus ce qu'il désire,
Le macho, lui, n'est plus qu'une épave tassée,
À qui nulle ne saurait arracher un sourire.

Il avait bien trop cru à sa passion unique,
À de beaux sentiments qui forcent l'admiration,
Il en était devenu entêté, fanatique,
Se laissant envahir par d'inouïes sensations.

Mais d'elle, dans tout cela, il ne se souciait guère,
Pour lui elle devait vivre, et rien d'autre n'importait,
Qu'elle ne fût que sa chose était de bonne guerre.

Pourtant, au fil des mois, la belle se refusait
À n'être que cette poupée qui le réconfortait
Et, à bout de patience, son diktat récusait.

Anne Brunelle