La pluie

Elle m'emprisonne, l'averse,
De ses doigts innombrables,
Picorant mon visage
Et me glaçant les sangs.

Cette pluie sur la ville
Qui somnole, étourdie,
M'assaille, inexorable,
De mille coups d'épingles.

Abrité sous un porche,
Je la vois, l'infernale,
S'écraser sur l'asphalte
Où elle ruisselle, paisible.

Quand donc vas-tu cesser
Ainsi de me braver,
Folle ondée lunatique
Qui m'empêche de rentrer ?

Anne Brunelle

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