Tu l'attends

Maria, la puissante haleine
D'un mistral furibond
A cinglé tes joues roses,
Et tes lèvres sont gercées.
Tu l'attends, très sereine,
Assise sur la margelle
Du vieux puits délabré,
Dans l'ombre bleue d'hiver
Où, par flocons serrés,
La neige s'est installée,
Envahissant la plaine.
As-tu clos tes yeux pâles
Pour revivre ce rêve
Que tu fis l'autre nuit,
D'un amour immuable,
Un peu seule dans le doute,
Attentive, mais troublée ?

Anne Brunelle

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