Le matin

Une mélodie très douce
Qu'elle fredonne souvent,
L'odeur du café noir,
Et cette pluie qui ne cesse
De cogner aux carreaux !

Somnolente, elle se lève,
File vite à la cuisine
Où son mari l'attend
Devant deux bols fumants
Et des tartines beurrées.

Tout le bonheur du monde
Se lit sur leurs visages,
Ils prennent juste le temps
D'échanger un baiser
Qu'ils voudraient prolonger.

Mais il va être l'heure
De partir au boulot,
Même par ce beau matin
Où ils meurent d'envie
De s'aimer comme des fous.

Anne Brunelle