D'anneaux et de mariage

Les filles trottinent deux par deux,
Il urge de se rendre à la fête ;
Pour ces friponnes assez coquettes,
L'amour vrai n'est encore qu'un jeu.

Elles chantonnent gentille ariette
Que leur a fredonné leur grand-mère ;
Ce n'est pas le sonnet d'Arvers,
Mais un petit air pas trop bête.

On y parle d'anneaux et de mariage,
De grand bonheur pour toute la vie,
Elles y croient fort, en sont ravies,
C'est bien naturel à leur âge.

Elles rêvent d'un bel ami de coeur
Qui leur tiendrait serrée la main,
De doux baisers elles ont grand faim,
À l'aube de leur vie, femmes en fleur.

Les filles sont belles comme des images,
On ne doit surtout pas les froisser,
Sinon leurs âmes en seraient blessées ;
Amis, frères, n'oubliez pas ce message !

Anne Brunelle