La maison

La maison est presque comme son royaume,
Surplombant le lac bleu majestueux ;
Assise à l'ombre des chênes centenaires,
Sur l'herbe tendre fraîchement coupée,
La jeune fille blonde aux pieds nus
Semble soucieuse,les yeux dans le vague ;
Pourtant c'est elle qui, le plus souvent,
Égaie de son rire très sonore la maison,
Mais l'heure n'est plus aux enfantillages ;
Toute absorbée par ses pensées pieuses,
Elle implore de son Dieu l'assistance
Pour qu'elle puisse prendre un bon départ
Vers cette vie nouvelle qu'elle s'est choisie.
Dans un mois, elle va entrer au couvent
Et dire adieu à son passé d'enfant gâtée
Ainsi qu'à cette maison imprégnée de ses rêves.

Anne Brunelle