La pluie n'en finit plus
De bombarder la plaine ;
Les passereaux se taisent
Dans l'automne finissant.
Bientôt viendra l'hiver
Et la terre en sommeil
De blanc se vêtira
Comme pour des épousailles.
Heureux ils avançaient
Sur un chemin boueux,
L'un à l'autre soudés
Par leur amour si fort.
En rêve, ils habitaient
Un pays d'abondance
Où coulait la passion
Comme sang dans leurs veines.
Mais dans leur chambre austère
Où les nuits sont trop calmes,
Sauront-ils reconstruire
Leur cité idéale ?